On pense et ça donne ça :
Le bonheur est moins à l'extérieur de nous qu'on peut le croire. Le bonheur ne réside dans aucun objet. Face à des drames, on dit parfois des autres, avec une sorte d'étonnement un peu niais
"mais ils avaient tout pour être heureux !". Nous sommes alors très inquiets, nous nous disons que ces gens qui avaient toutes les conditions réunies pour être heureux, n'ont pas réussi à être heureux. Si cela nous angoisse, c'est parce que cette situation remet gravement en cause une opinion dans laquelle nous nous sommes installés. Si ces gens sont malheureux, alors, nous autres, qui nous trouvons si démuni, quelle chance aurions nous de pouvoir être heureux ? On croit qu'il suffit de rassembler des conditions extérieures : de l'argent, du pouvoir, une reconnaissance sociale, le luxe et le loisir pour être heureux et on constate qu'il n'en n'est rien.
Ce que nous appelons "amour" est souvent confondu avec une excitation émotionnelle ou un sentimentalisme romantique.
Que la douleur se dise avec le verbe avoir et la souffrance avec le verbe être n'est bien sûr pas un hasard. Quand la qualité d'auto-référence de la conscience est éveillée en moi, je situe la douleur au-dehors, ce qui veut dire que je suis pas identifié à elle et que je ne me reconnais pas dans la douleur. La douleur n'appartient pas à mon être même, elle est ce que j'ai.